Le Populisme en France : Une note d’éclairage
Author: Jean-Claude Muller, 穆卓Executive Editor at BtoBioInnovation jcm9144@gmail.com
SPECIAL REPORT 25.14
Le Populisme en France : Une note d’éclairage
Depuis plus de vingt ans le populisme se développe en France et ce n’est de loin pas une tendance singulière ni en Europe ni même aux Etats-Unis. En effet, dès 1995 le parti populiste « Forza Italia » de Silvio Berlusconi est arrivé au pouvoir en Italie, ce sera ensuite celui de Victor Orban en 1998 et depuis 2010 en Hongrie, le FPÖ de Jörg Haider en Autriche en 2000, celui de « Droit et Justice » des frères Kaczynski entre 2006 et 2023 en Pologne et plus récemment « Fratelli d’Italia » dirigé par Giorgia Meloni depuis 2022 en Italie. Nous reviendrons sur la double élection de Donald Trump en 2016 puis en 2024 aux Etats-Unis.
Il est utile et même essentiel de définir le terme très « fourre-tout » de populisme, connu en France depuis les années 1950 sous le terme de « Poujadisme ».
Le populisme : définitions. A partir de l’énorme corpus littéraire et audiovisuel disponible, l’historien Marc Lazar propose trois définitions
- C’est une idéologie politique au même titre que le libéralisme, le conservatisme, le socialisme, le communisme, le fascisme, etc…Son contour et ses contenus sont très protéiformes et il existe p.ex. des populismes de droite, tout comme des populismes de gauche. S’il fallait néanmoins le résumer en une phrase ce serait : le peuple versus les élites. Des élites économiques et culturelles qui ont imposé des choix contraires aux intérêts du « vrai peuple ». Le peuple associé à la nation, les élus à celle du mondialisme. « Les gens de quelque part et les gens de partout » décrits par David Goodhart.
- C’est une stratégie politique pour arriver au pouvoir. Elle se nourrit du déclin du libéralisme, de l’explosion de la notion de famille et de la perte de valeurs ancestrales. Elle pratique la démagogie et d’hypersimplification des problèmes et de leurs solutions. Elle utilise un language populaire compris de tous, elle rompt les codes habituels. Elle s’appuie sur la nostalgie du passé. Elle est incarnée par un leader charismatique qui se dit être en lien direct avec le peuple.
- C’est une approche anthropologique qui s’appuie sur une révolte socio-culturelle qui impose de nouveaux codes. Elle identifie une partie de la population comme responsable des difficultés du peuple : élite, immigrés, médias, chômeurs, trafiquants, mais aussi les gros, les malades, les dépressifs, les démocrates, les… Elle se nourrit d’une culture de « backlash » conservatrice et masculiniste qui s’oppose à l’émergence de nouveaux droits pour les femmes et les minorités.
Le populisme tel qu’il se développe depuis les années 1980-1990, en Europe et plus récemment aux Etats-Unis, est en réalité une combinaison ou plutôt une alchimie très complexe des trois définitions de Marc Lazar.
Pourquoi les divers populismes se développent-ils partout dans le monde occidental et démocratique tel qu’il s’est constitué en 1945 après la Seconde Guerre Mondiale ? Les raisons sont à la fois internes et externes à son périmètre.
Internes : on peut clairement en identifier trois.
- Une défiance jamais atteinte dans le « politique » et dans les institutions qui régulent le fonctionnement d’un Etat. On distingue d’une part le « pays des citoyens » de celui « du pays légal ». Cette défiance se mesure par deux indicateurs : l’impopularité croissante des dirigeants politiques et les taux d’abstention records lors des élections locales ou nationales.
- Une crise économique et sociale qui se caractérise parLa précarisation du marché du travail, particulièrement pour les femmes et les jeunes. « L’uberisation » de nombreux métiers où un emploi ne suffit pas à faire vivre un individu et encore moins une famille. Le creusement des inégalités entre diverses catégories sociales, mais aussi entre différents territoires d’un même pays.
- Une crise culturelle et identitaire où de nombreux citoyens se demandent qui ils sont. « Plus le monde devient divers plus les Français se sentent perdre le contrôle de leur identité » écrivait Dominique Moïsi dans une tribune des Echos en 2024. De nombreux citoyens européens éprouvent un sentiment de déclassement, vivent un dans la peur de l’avenir, ils ne désirent plus procréer, ils ne croient plus dans le progrès, sans l’exprimer ils opposent les « boomers » aux générations X, Millenium, Z, sur les constats économiques et écologiques actuels. « Je crois que le moment de l’Occident est passé » disait Hélène Carrère d’Encausse. C’est aussi le constat implaccable d’une perte de pans de souveraineté nationale sans reconnaître que certaines institutions européennes sont protectrices d’aléas nationaux ou mondiaux. Il est difficile d’admettre qu’il faille éventuellement perdre certaines souverainetés pour conserver son indépendance.
Externes : elles sont nombreuses mais quatre d’entre elles sont les plus pertinentes.
- L’immigration qui, selon certains, est la cause de toutes les difficultés économiques actuelles et pour d’autres le ferment de la peur du « Grand Remplacement ». Lorsque l’on évoque l’immigration, il faut faire la distinction entre « l’immigration économique » et « l’immigration d’assistance ». La première contribue au développement économique d’un pays, la seconde est une charge. Les populistes font allègrement l’amalgame, déclarent haut et fort réduire l’immigration à zéro, mais la pratique sous la pression des entreprises en mal de main d’œuvre. A ce titre il est intéressant de voir le revirement de Georgia Meloni en Italie qui pratique sans vergogne « l’immigration single » qui exclut tout regroupement familial.
- Le défi islamiste : un mouvement politique qui utilise le terrorisme sous diverses formes pour arriver à ses fins. Il s’appuie son argumentaire sur l’accusation de gouvernants de « racistes envers les musulmans » en jouant sur le manque de différentiation nette entre islam et islamisme. L’islamisme pose un problème politique et socio-culturel : sa visibilité parfois ostentatoire dans l’espace public et surtout la condition des femmes. C’est un sujet qui divise profondément la gauche française : d’un côté une gauche universaliste et de l’autre côté une gauche islamo-gauchiste. C’est d’autant plus compliqué dans un pays laïc comme la France, où les lois de la République sont les seules reconnues dans la sphère publique, alors que l’islamisme revendique la prééminence de la religion sur les lois de la République.
- Le modèle sino-russe. Le 4 février 2022, à la veille de l’ouverture des Jeux Olympiques d’hiver à Pékin, Vladimir Poutine et Xi Jinping ont signé et publié une déclaration conjointe qui stipule que leurs deux pays sont des partisans de la démocratie. Nous reprenons in extenso deux citations : « Les parties partagent l'idée que la démocratie est une valeur humaine universelle, plutôt qu'un privilège d'un nombre limité d'États, et que sa promotion et sa protection sont une responsabilité commune de la communauté mondiale tout entière. » Et plus loin. « Les parties appellent la communauté internationale à respecter la diversité culturelle et civilisationnelle et les droits des peuples de différents pays à l'autodétermination. Elles sont prêtes à travailler ensemble avec tous les partenaires intéressés pour promouvoir une véritable démocratie ». Le manifeste déclare que le modèle de « démocrature » tel qu’il est pratiqué par les deux pays est bien plus efficace que celui de la démocratie libérale occidentale. Ce n’est en aucun cas une dictature puisque des élections libres et régulières y sont pratiquées. Ces « démocratures » sont très sensibles au respect strict de leur souveraineté et de leur expression nationaliste. Elles sont respectueuses des accords et traités internationaux, elles siègent dans institutions internationales et parfois les dirigent mais elles privilégient les accords unilatéraux à ceux émanant d’organismes mondiaux sous l’égide de dirigeants occidentaux. Enfin, et ce n’est pas neutre, elles sont dirigées et représentées par des leaders forts, puissants, respectés à l’intérieur comme à l’extérieur de leurs frontières. De manière très feutrée la déclaration commune laisse entendre que les Etats-Unis sont une force hégémonique qui déstabilise le monde, tandis que Pékin et Moscou promeuvent la paix, la stabilité et la "vraie" démocratie. Là encore deux citations sont à retenir. « Pékin est persuadé que dans l’histoire des hommes la démocratie est l’exception et l’autoritarisme plus ou moins absolu la norme » écrivait Dominique Moïsi dans l’une de ces tribunes du lundi dans le journal Les Echos, et « Oubliez la liberté et la prospérité, je vous offre la fierté » déclarait Vladimir Poutine en 2019. Si le modèle chinois n’est guère préconisé par les mouvements populistes en France, celui de la Russie a, de tous temps, séduit un nombre significatif d’intellectuels français, de gauche comme de droite, et plusieurs formations politiques
- Le second mandat de Donald Trump. Fort de sa première expérience de Président des Etats-Unis (2006-2010) Donald Trump a, dès le premier jour de sa prise de fonction de son second mandat, appliqué une politique populiste inédite. Dans ce que l’on décrivait comme la démocratie pourvue de plus de contre-pouvoirs : oppositions dans le Congrès et le Sénat, la Cour Suprême, les juridictions indépendantes dans chacun des 50 Etats, les médias, les institutions nationales et internationales, etc… les droits sont bafoués. Depuis le 21 janvier 2025, Donald Trump gouverne par décrets en défiant le monde entier, en menaçant des pays voisins d’annexion, en leur imposant des tarifs douaniers exhorbitants, en expulsant des immigrés « illégaux » et leurs enfants, en menaçant de « suspendre définitivement l’immigration en provenance de tous les pays du tiers monde ». Son motto est simple et redoutable : le Président élu a reçu « le sacre du peuple » et dispose de tous les pouvoirs sans aucune limite. Selon lui, il a obtenu le droit souverain de décider seul et de limiter au strict minimum tous les contre-pouvoirs, d’insulter publiquement des médias et leurs journalistes et même de faire arrêter des membres d’une opposition trop critique. Le populisme de Trump se sert de la peur de la transidentité de quelque nature qu’elle soit, pour défendre l’unité du pays autour d’un prétendu « nationalisme inclusif » qui s’articule autour d’une population blanche et masculine. Alors que les outrances verbales du personnage sont rejetées par la majorité des populistes, son modèle politique est analysé par de nombreux chercheurs et aimante un nombre croissant d’adeptes aux Etats-Unis et ailleurs en Europe
Tous les mouvements populistes se nourrissent des difficultés dans de nombreux pays démocratiques en proposant des formules magiques, simplistes, immédiates, faciles, en jouant habilement sur la nostalgie d’un passé glorieux.
Le populisme en France.
Il s’appuie sur une situation inédite qui peut se résumer en quelques mots : la schizophrénie de ses citoyens. Ils veulent à la fois, moins d’Etat et moins d’administration mais au moindre problème ils se tournent vers l’Etat pour trouver une solution. Dans aucun pays occidental il n’est considéré comme acquis que l’’Etat doive avoir réponse à tout. Pendant la pandémie du Covid, Angela Merkel disait à Emmanuel Macron : « en Allemagne personne ne demande à la Chancelière de trouver des masques ». Les Français veulent plus de services publics, plus de protection sociale* et plus de sécurité mais trouvent que l’impôt est trop lourd (surtout ceux qui ne le payent pas). Ils veulent de meilleures infrastructures mais refusent la construction d’une nouvelle autoroute dans le sud-ouest ou d’un tunnel ferroviaire dans les Alpes. Ils veulent plus d’autonomie énergétique mais refusent l’installation d’éoliennes dans leur commune ou la réouverture en Alsace d’anciens gisements miniers qui contiennent du lithium ou de terres rares dans les Pyrénées. Dans tous les cas ils placent leurs intérêts privés devant l’intérêt public et utilisent tous les recours possibles, y compris les plus fallacieux, pour parvenir à leurs fins.
*Un rapport publié par l’Institut Montaigne indique qu’en 2025 la part allouée aux dépenses sociales était de 56€ pour 100€ de dépenses publiques. Interrogés par l’Ifop les Français n’alloueraient pas 56€ aux dépenses sociales mais deux fois moins. Le budget des retraites serait réduit de 60%. A l’inverse les fonctions régaliennes se verraient attribuer des moyens sensiblement accrus : la défense 3,5% du PIB, le budget de la justice multiplié par huit, les dépenses d’avenir et celles consacrées à l’écologie doublées. Un décalage vertigineux entre les discussions budgétaires en cours et les préférences des Français.
Deux mouvements populistes existent en France et selon les sondages d’opinion ils seraient soutenus par près de 50% de la population. Un mouvement de droite dont le chef de file est le Rassemblement National (RN) et un mouvement de gauche porté par La France Insoumise (LFI). Bien que les deux mouvements soient d’idéologie très différentes, ils se trouvent en réalité en accord sur un nombre significatif d’actions à mener. L’accusation commune la plus fréquente est celle du comportement « hors sol » des élites et de la détestation viscérale des riches et des nantis par la naissance.
- Le populisme de droite stipule que la source de tous les problèmes des citoyens français c’est l’immigration. Son électorat est très majoritairement constitué d’une population blanche plutôt populaire et souvent rurale qui est nostalgique d’un passé qu’elle idéalise. Les principes du RN ont beaucoup évolué depuis l’époque poujadiste. C’est devenu un mouvement qui s’appuie sur une base populaire avec des revendications sociales semblables à celles de partis de gauche avec au centre la défense du pouvoir d’achat, mais pas vraiment celle des salaires pour ne pas se désolidariser du patronat et surtout pas de celui des patrons des PME et des TPE qui constituent une part importante de son électorat. C’est un mouvement légaliste qui veut arriver au pouvoir en gagnant à la fois l’élection présidentielle et celle de l’Assemblée nationale. Depuis toujours il exige une politique migratoire plus ferme, et sans le dire ouvertement surtout envers les populations maghrébines. La position du RN a beaucoup évolué sur l’Europe. Alors qu’en 2017, il était favorable à un « Frexit » et à une sortie de l’euro, le RN ne l’évoque plus jamais dans les débats récents, tout en rejetant massivement les prérogatives de toutes les institutions européennes, où il siège régulièrement. Le RN rejette catégoriquement toute idée de souveraineté européenne même lorsqu’elle concerne la défense y compris au moment de la guerre en Ukraine et de ses ramifications.
- Le populisme de gauche porté par LFI est plus hétéroclite. Il dénonce l’oligrachie financière et les politiques d’autérité successives. Il a massivement perdu une grande partie de son électorat ouvrier et populaire. Son grand principe actuel c’est l’instauration du chaos, en préconisant « le bruit et la fureur », en s’opposant frontalement à tout ce qui est institutionnel pour arriver à une révolution populaire qui l’amènerait au pouvoir. En ce sens on peut l’assimiler à un mouvement troskiste. Son électorat a beaucoup évolué, alors qu’il était essentiellement celui du monde ouvrier, il s’appuie de plus en plus sur une population de jeunes contestataires et sur les habitants des périphéries des grandes villes. Depuis les dernières années c’est un mouvement qui est devenu de plus en plus islamo-gauchiste qui soutient que tous les régimes en place depuis la décolonisation pratiquent une politique « raciste » envers les musulmans. Son leader, qui est un tribun très cultivé, délivrant des discours très impactants, est un adepte de la révolte socio-culturelle permanente, alors que certains de ses acolytes adoptent un language émanant d’une culture populaire plus compréhensible et moins virulente.
Pour conclure il nous a paru intéressant d’évoquer les différences entre le populisme aux Etats-Unis et celui actuel en France.
Aux Etats-Unis. Le 4 novembre 2024, Donald Trump et J.D. Vance, son Vice-Président, ont été élus par une majorité de citoyens américains sur la plateforme électorale de « Make America Great Again (MAGA). MAGA est un mouvement nationaliste et protectioniste qui met l’accent sur la réduction du rôle de l’Etat fédéral, la défense des libertés individuelles et la défiance envers les institutions fédérales et judiciares. A ce sujet il est important de rappeler le discours de J.D. Vance à la Conférence Annuelle de Munich sur la Sécurité du 14 février 2025 où il dénonce avec force « l’érosion des normes démocratiques en Europe et notamment la censure à l’égard des voix populistes ». Lors de cette visite, il ne rencontra pas le Chancellier Friedrich Merz nouvellement élu, mais recevra officiellement Alice Weidel, la Présidente du parti populiste de droite « Alternative für Deutschland (AfD) ». Néanmoins alors que Donald Trump revendique pour lui et ses partisans beaucoup plus de libertés il est très déterminé à réduire les libertés académiques et celles de la presse lorsqu’il la juge hostile ou qu’elle ne le soutient pas. Donald Trump considère que de nombreux candidats à des mandats électifs, adeptes de son mouvement ont été éliminés par des manœuvres illégales mises en place par ses adversaires démocrates. Il préconise de contester tous les votes où ses partisans ont été battus et éliminés. Il l’a pratiqué pour lui-même lors de l’élection présidentielle de 2020 où il a été battu. Il est parfaitement à l’aise dans ce que l’on peut qualifier de « démocratie illibérale ». Pour un observateur extérieur il est surprenant de voir que Donald Trump cherche à se rapprocher de Vladimir Poutine. Certains médias affirment que c’est pour des raisons personnelles. Il est plus probable que la tactique derrière cette volonté de rapprochement consiste en réalité à éloigner le plus possible la Russie de la Chine, qui de l’avis de tous, est le seul adversaire réel des Etats-Unis.
Aucun des deux mouvements populistes en France ne se réclame de l’idéologie de Trump, même si les leaders du RN ont, à un moment, cherché à renconter les équipes de Donald Trump aux Etats-Unis. Le RN et ses dirigeants ont toujours été proches de l’idéologie russe de Vladimir Poutine, régime qui n’hésite pas à utiliser la force et même le crime pour arriver à ses fins, et qui a d’ailleurs aidé financièrement le RN lors de la campagne électorale de 2017. LFI se réclame plutôt des « dictatures bolivariennes » sud-américaines où le leader renverse les institutions et règne en maître absolu avec, de manière très surprenante, un appauvrissement rapide de la population. Le RN et LFI ont en commun de soutenir une revendication d’égalité et de chasse aux riches. L’instabilité politique depuis juillet 2024 a créé une temporalité de l’urgence politique rarement atteinte en France, une attitude d’accentuation des revendications et pour le RN comme pour LFI l’utilisation d’un message simplifiant à outrance les solutions à adopter.
En résumé, dans les deux pays il existe une demande de plus grande autorité, de plus de participation citoyenne et de plus de protection sécuritaire. Aux Etats-Unis elle se manifeste par une proposition de plus de libertés et de la prise de pouvoir par des « oligarques » de la Tech avec la mise en place affichée d’une ploutocratie. En France les revendications les plus manifestes sont celles qui exigent plus d’égalité sociale, de plus de pouvoir d’achat, de plus de sécurité et des sanctions envers les riches et les nantis du système.
En France comme aux Etats-Unis les populistes utilisent la même rhétorique basée sur la démagogie et sur la proposition de solutions simplistes facilement relayées par les réseaux sociaux.
Le 29 novembre 2025.
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